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Le char français B1bis et ses variantes (texte de Kittank, photos de Yoyo le Pétaff, Dog51 et Firefly).

(17759 mots dans ce texte )  -   lu : 20501 Fois     Page Spéciale pour impression

Le char français B1bis
(les chars français type B et les variantes)

 

 

B1bis du musée des blindés de Saumur et B1bis du 501-503 ème régiment de chars de combat.
Le reportage photographique portera sur ces deux véhicules. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, c'est bien le char du 501-503ème RCC (qui a reçu récemment une nouvelle peinture bien plus sayante que le trois tons français moderne) qui présente le plus d'intérêt. En effet ce dernier bien que reconstruit a été peu modifié et son intérieur est resté quasiement dans son jus. Inversement, celui de Saumur présente un modèle modifié par les allemands. De plus il a reçu nombre d'adaptations techniques au cours de ses restaurations successives plus ou moins heureuses, la priorité étant donné à l'évolution dynamique. En effet, ce dernier était encore en état de rouler au tout des début des années '90. Malheureusement ceci avait un coup qui s'est notamment traduit par un intérieur quelque peu modifié au fil du temps. Les photos exceptionnelles de l'intérieur du B1bis sont donc celles du char du 501-503 et non pas celle de celui de Saumur. Notons pour mémoire l'existence d'un B1bis à l'EMAT de Gien (en vert français), celui du 8-15 (magnifiquement repeint récemment) et celui de Stonnes (en vert français).


Historique:
 

La France est sortie victorieuse du premier conflit mondial. Elle a, pour cela, payé le prix du sang. Toute au long de la période 1920-1930, la France est la première puissance militaire mondiale. Son armée possède de nombreux équipements hérités du premier conflit, ses troupes ont démontré qu’elles possèdent le sens du sacrifice.

Cependant notre pays, certain de sa supériorité, s’assoupit peu à peu sur ses lauriers. Son état-major se sclérose dans la pensée. Les innovations ne sont pas les bienvenues. Comment remettre en cause un système qui a conduit à la Victoire du 11 novembre 1918 ? La première guerre mondiale a définitivement mis fin aux charges de cavalerie que les progrès en matière de mitrailleuse et d’artillerie ont rendu obsolète. La future guerre sera donc une guerre de position et pour ça, la France est prête derrière sa ligne Maginot.



Dés 1920 pourtant, le général Estienne perçoit la nécessité de pourvoir l’Armée Française d’un char moderne, puissamment armé et blindé. Le futur Général De-Gaulle perçoit lui aussi la nécessité d’une armée moderne, bien entraînée qui sera capable d’imposer une guerre de mouvement. Dans son ouvrage « Vers l’armée de métier » publié en 1934 aux éditions Berger-Levrault, il préconise l'usage d'un corps de blindés.



C’est dans le contexte d’une Allemagne qui se réarme progressivement, et d’une France se croyant à l’abri derrière l’imprenable ligne Maginot qu’est mis en étude le projet de char lourd B1. Dés 1926, une première commande de trois prototypes est proposée. Et c’est en 1930 que se concrétisent les premiers modèles de char B.

Ce nouveau véhicule fera les frais de deux visions différentes du futur champ de bataille. Les uns, les conservateurs tenants de la Victoire de 1918 (la Direction de l'infanterie), préconisent un char lourdement blindé, capable de réduire au silence les fortifications adverses et qui accompagnera l’infanterie.

Pour les autres, cette notion d’accompagnement de l’infanterie est dépassée. Ce sont les chars qui doivent imposer le mouvement, ils sont la nouvelle cavalerie mécanisée et l’infanterie devra suivre dans des véhicules adaptés. Nous savons aujourd’hui qui avait raison … Du second concept naîtra l’excellent char SOMUA S35 de la cavalerie. Ce dernier allie un blindage raisonnable à un bon armement en tourelle pour l’époque avec une grande capacité de déplacement malgré un centre de gravité élevé qui le rend parfois instable. Mais ces chars seront cantonnés à des missions de recherche et d’éclairage. Le vrai projet est celui du char lourd, celui qui équipera l’arme blindée. Doit-il être mobile comme le SOMUA ou au contraire lourd et lent pour calquer son mouvement sur celui de l’infanterie … c’est malheureusement cette seconde vision des choses qui s'imposera petit à petit éloignant ainsi définitivement le char B du projet initial du général Estienne.



Pour nous en convaincre, observons notre prototype du char B de 1930. Ce dernier, est apte à rouler à 45 km/h et possède une grande autonomie. Il s'agit alors d'un véhicule apte aux mouvements en profondeur.

Cependant, on ne peut déjà s'empêcher de noter quelques traits de caractère hérités de la doctrine du char d'accompagnement. Son armement en tourelle est constitué de deux mitrailleuses de 7,5 mm. Son armement principal était un canon de 75 mm court monté dans une embrasure sans débattement latéral. On perçoit donc déjà la fâcheuse influence des tenanciers de la doctrine du char d’accompagnement. Les mitrailleuses de tourelle sont là pour réduire l’infanterie à découvert au silence, le canon de casemate dont le débattement latéral est inexistant est prévu, dés l’origine, pour réduire des fortifications adverses. En effet, le pointage s’effectue par le pivotement des chenilles. Il faut donc que l’adversaire soit immobile … et quoi de plus immobile qu’un Bunker ? De plus son calibre de 75 mm court en fait une arme à faible vitesse initiale qui ne possède donc qu’un faible pouvoir perforant au profit d’un grand pouvoir explosif. Il ne s’agit donc pas d’une arme apte au combat anti-char moderne mais bien d’un canon mobile et protégé destiné à donner l’assaut aux fortifications ennemies en vue de l’exploitation par l’infanterie qui demeure la reine du champs de bataille. Enfin, le prototype dispose de deux mitrailleuses à l'arrière qui ne font que confirmer l’aspect « Bunker mobile » du projet.



Le réarmement de l’Allemagne allant bon train avec le Chancelier Hitler, on commence à percevoir les limites du concept. L’état-major français n’est pas aveugle et il constate l’efficacité des techniques utilisées par la légion Condore en Espagne. Comble de l’ironie, on se rend compte que le char B, dans cette contexture, ne dispose d’aucun armement anti-char efficace. Pour résoudre au moins partiellement ce problème, il est décidé de renforcer le blindage du char en le faisant passer de 25 à 40 mm. Les deux mitrailleuses arrière sont abandonnées et la tourelle se voit dotée d’un faible canon de 47 mm court. Le char entre en production dans cette configuration : il deviendra le char B1. La production débute en 1936.



Chemin faisant, on se rend vite compte que cela n’est qu’un pis-aller. Le canon de 47 mm court est remplacé par un 47 mm long augmentant ainsi les caractéristiques balistiques de la munition qui devient plus pénétrante et confère enfin au char B1 une réelle capacité anti-char. Le blindage est encore renforcé et monte à 60 mm.

Or, ces solutions apportées créent elles-mêmes de nouveaux problèmes. Le char devient sous-motorisé. Le moteur d’origine de 180 cv permettait une vitesse de 45 km/h pour une autonomie de 800 kms ce qui ...


Char "ESTIENNE" du 501-503 ème RCC avant sa restauration.


 
 
 



Char "ESTIENNE" devenu "HEROS" du 501-503ème RCC après sa récente restauration.

 

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