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La maquette du SHERMAN FIREFLY VC TASCA au 1/35
(auteur: Jarod) |
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(2164 mots dans ce texte ) -
lu : 3939 Fois
 La maquette du SHERMAN FIREFLY VC TASCA au 1/35 (auteur: Jarod)
Sherman FIREFLY VC : Tasca ref 35-009.
Photodécoupe : Aber ref 35 215.
Canon aluminium : Aber ref 35 L57.
Figurines : Alpine ref 35049.
| Historique : | | | Fin 1942: l'apparition du char Tigre sur le front d'Afrique du nord est une très mauvaise surprise pour les alliés et notamment les britanniques qui n'ont plus rien à opposer au mastodonte allemand. Le blindage du Tigre et les performances balistiques du canon de 8,8 cm amènent les britanniques à réfléchir à une solution qui peut rétablir l'équilibre. Le salut va venir de la pièce antichar de 17 pounder britannique greffée avec succès sur un châssis de M4 Sherman donnant naissance au célèbre char Firefly.
En fonction du châssis utilisé pour la conversion de Sherman en Firefly, on retrouve trois dénominations principales: le Sherman Ic, le Ic Hybrid et le Vc.
La production débute au tout début de 1944 et fin mai de la même année, 120 Firefly intègrent déjà les unités. Les Firefly sont distribués dans les unités britanniques, canadiennes et polonaises avec un exemplaire par groupe de quatre Sherman ou Cromwell. Le débarquement en juin 44 en Normandie et les premiers affrontements du char avec les Tigres et les Panthers montrent rapidement l'intérêt de disposer enfin d'un engin pouvant rivaliser en termes d'armement avec les « lourds » allemands. Cependant, le blindage reste celui d'un Sherman, et les Firefly doivent être utilisés avec précaution, les allemands ayant tôt faits de repérer la dangerosité et la longueur du 17 pdr qui devient rapidement synonyme de cible prioritaire.
2139 Firefly seront construits jusqu'à la fin juin 1945.
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| La maquette: | | | Tasca ! La marque encore un peu confidentielle est bien due au départ d'une équipe technique de Tamiya qui a décidé de voler de ses propres ailes (NDLR: cf interview de l'équipe Tasca). Certains (dont je suis) se souviennent sans doute de l'émotion qu'ils ont eu en construisant le Pz II Luchs de la marque, tant cette maquette a suscité l'intérêt de par sa beauté et sa précision. Qu'en est-il de ce Firefly ? Globalement on peut dire que le kit soutient la comparaison avec quand même un léger bémol sur le niveau de détail et la précision. Les chenilles en vinyl, qui ne sont pourtant pas ma tasse de thé, sont assez belles et souples et seront montées sur le modèle. Petit hic, la photodécoupe qui aurait du être dans la boite n'y était pas !
Ayant commencé à dégrapper certains éléments avant de pouvoir protester, je me suis tourné vers Aber pour trouver une solution afin de détailler ce Firefly. Certains fabricants proposent des canons en aluminium tourné dans leur maquette. Pour un sujet si incontournable, Tasca aurait pu faire un effort en proposant une alternative au sempiternel canon en deux parties plastiques. Là encore Aber propose une solution digne d'éloge avec une référence de toute beauté. La pièce en plastique de la boite sera de toute façon utilisée pour une variante que je vous propose de découvrir plus loin dans cet article.
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| Le montage: | | | Tasca propose des boogies mobiles sur sa maquette. Les maquettistes soucieux de présenter un modèle sur terrains difficiles et en reliefs apprécieront. J'ai cependant remplacé les galets par ceux d'un Sherman Dragon qui restaient dans ma boite à rabiot car ils présentent une gravure bien plus nette que ceux de Tasca.  La grille à l'arrière du compartiment moteur aurait dû être présente sur la planche de photodécoupe Tasca. Elle sera invisible à la fin du montage, mais je souhaitais tester une astuce découverte sur Internet à partir de couvercle grillagé d'ustensile de cuisine.  Les gros éléments du châssis et de la caisse ont été assemblés sans soucis particuliers. Le gros du travail se trouve dans la multidude de petits détails à mettre en place sur la caisse du char. Le coffre en photodécoupe d'Aber a été détaillé avec du fil de laiton et de la carte plastique.   Les ressorts présents sur les trappes du conducteur et du radio ont été refait avec du fil électrique très fin. Il faut enrouler le fil autour d'un mini-foret, faire des crochets à chaque extrêmités et les disposer délicatement sur la maquette. De très près, le système n'est d'ailleur pas conforme mais il donne déjà une meilleure impression que les pièces du kit.  Les sangles du lot de bord sont faites en aluminium alimentaire.  Les flancs du blindé sont badigeonnés avec un mélange de mastic et d'acétone pour simuler des résidus de boue. Les protections d'épiscopes en photodécoupe sont collés délicatement à la cyano. L'assemblage de la tourelle demande un soin particulier avec quelques montages à blanc et un peu de mastic et de ponçage sur la nuque.  Beaucoup d'images d'époque montrent des Firefly avec un sur-blindage élaboré avec des portions de chenilles. Beaucoup d'entres elles sont des chenilles de char Churchill mais certains chars canadiens avaient aussi des chenilles de Panzer sur leur flancs (disponible en quantité dans ma boite à rabiot). Avant la peinture, les sous-ensembles train de roulement, caisse et tourelle sont assemblés à blanc afin de vérifier la bonne tenue de la maquette.     A ce stade du montage, après avoir lu l'article consacré au Firefly de la revue TNT n°10, j'ai eu envie de fabriquer un élément original qui permet de camoufler le Firefly en Sherman plus classique.  Cet élément est constitué d'un caisson amovible disposé à l'arrière de la tourelle sur lequel est greffé un faux canon (de la longueur de celui d'un Sherman). Ainsi, une fois la tourelle tournée à six heure, de face le Firefly ressemble à un Sherman plus commun et n'attire (en théorie) plus l'attention de l'ennemi. Ce dispositif reste anecdotique autant dans la réalité, puisqu'il ne sera jamais opérationnel, que dans cet article, puisqu'il ne sera pas présent sur la plaquette finale. Je trouve cependant amusant.    |
| La peinture : | | | La peinture du modèle obéit à une série d'étapes bien classiques et connues des maquettistes. Sans grande originalité, elle a le mérite d'être efficace avec une prise de risque minimum. Cela commence par un apprêt gris clair sur lequel on effectue un pré-ombrage red brown/noir.  En parlant de camouflage du canon, la méthode utilisée pour les firefly (comme sur beaucoup d'autre blindés, notamment allemands) consiste à peindre sur tout ou partie du tube une sorte de vague en dessous de celui-ci, cassant ainsi son uniformité pour le rendre moins repérable. J'ai peint le dessous du canon en blanc et j'ai appliqué un cache en papier adhésif avant de passer à la couche de base.  J'ai lu à plusieures reprises que le « vert-anglais » des chars de sa majesté était sensiblement plus vert que l'olive brabd habituel. J'ai donc pour la couche de base mélangé de l'OD avec un vert plus lumineux afin d'obtenir une teinte, à priori, plus conforme. Il va de soi que l'interprétation des images d'époque et les traitements jus/filtres appliqués à la fin des étapes de peinture laissent au maquettiste un certain éventail de possibilités sur lesquelles il me parait difficile de donner un jugement définitif. La couche de base a été éclaircie avec un mélange de blanc et de jaune et vaporisée sur les parties horizontales du blindé. Cette façon de faire plus le pré-ombrage donnent du relief au modèle.   La phase de micro-peinture, devenue elle aussi un classique, est effectuée en juxtaposant de petites tâches de peinture marron foncées sur des tâches plus claires. Je les dispose majoritairement sur les arrêtes soumises à l'usure et autour des différents trappes d'accès.

Les manches du lot de bord sont peints de façon à imiter le bois. Je sais que cela n'est pas très en conformité avec la réalité puisque à priori, tout était peint de la couleur du char, mais cela casse un peu la monotonie du sujet et met ces éléments en valeur.

La maquette reçoit une couche de klir avant de subir le traitement filtres/jus habituel composé de peinture à l'huile dilué avec de l'essence F. Ensuite seulement les blindages supplémentaires et les éléments sur la plage arrière sont collés.     Arrivé à cette étape, il m'est arrivé une mésaventure qui a bien failli me faire abandonner le projet. Ayant été un peu distrait pendant la séance de photos, j'ai "oublié" la maquette sous les spots et tout le côté gauche a litéralement fondu, flanc complètement gondolé et vrillé, arrière de la caisse déformé et décollé... J'ai cru un moment que la maquette allait finir à la poubelle et puis , me ravisant, j'ai sorti mon mastic et ma carte plastique.  Quelques heures de travail, quelques astuces pour cacher les dégats irréparables et OUF de soulagement, cela tenait la route. |
| La saynète : | | | Je disposais de deux figurines alpines identiques. J'ai donc modifié une des deux avec un tête Légend et en y rajoutant une écharpe puis je l'ai placé dans la tourelle. Les figurines sont peintes à l'aérographe, y compris les carnations, seuls quelques détails sont effectués au pinceau. L'équipage porte un survêtement britannique surnommé 'Pixie Suit' par les soldats, qui a été adopté tard en 1944.


Pendant mes recherches sur le sujet, j'ai été passionné par le périple de l'unité canadienne des fusillers de Sherbrooke qui terminèrent la guerre par la libération des Pays-Bas dont Zutphen, une ville construite sur la rivière Ijssel, à l'extrémité du canal de Twente. Comble du bonheur j'ai trouvé sur le moteur de recherche de Youtube deux films d'époque en rapport avec cet épisode (allez sur Youtube, tapez « ww2 1945 libertion zutphen » dans l'onglet de recherche).
Il ne m'en fallait pas plus pour situer le décor de ma saynète. Elle est réalisée quasi-exclusivement en carton plume, y compris le toît de la maisonnette. Je voulais la construire en bois, mais un ami m'a fait très justement remarquer que les constructions de cette région sont majoritairement en briques. En chauffant la feuille de papier qui recouvre le carton plume, avec l'aide d'un petit chauffage électrique ventilé, on peut la retirer facilement. Ensuite on peut y graver à peu près ce qu'on veut. La portion de route goudronnée est réalisée avec une feuille de papier abrasif simplement « empoussiérée » avec une voile beige vaporisé à l' aérographe.



Voila, à plusieurs égards ce Firefly revient de loin, J'ose espérer que les plus pointilleux me pardonneront une certaine liberté avec "l'historiquement correct", le but étant avant tout de se faire plaisir, ce qui a été pour moi le cas avec cette "luciole". Bonnes maquettes ! |
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