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Juillet 2007

(2663 mots dans ce texte )  -   lu : 3301 Fois     Page Spéciale pour impression

 
François Pignon: totale crédibilité!



Vous vous souvenez peut-être de mon édito du mois de février 2007 qui s'intitulait « François Pignon maquettiste ». Depuis, notre site a été approché par une collaboratrice de « Réservoir prod » , société de production ( fondée par M. Delarue en juin 1994) qui réalise l 'émission « Ca se discute » depuis 2004 et actuellement tojours diffusée sur France 2.

Pour ceux qui ne connaissent pas cette émission, il s'agit d'un magazine hebdomadaire qui traite des tendances et des comportements de notre société.



Chacun portera le jugement qu'il souhaite sur cette émission. Pour ce qui me concerne je la trouve du plus pur style « voyeuriste ». Les personnes qui servent de cobaye sont souvent dépassées par le côté « paillettes » de notre télévision de ce début de XXIème siècle (voyage en avion vers la capitale tous frais payés, hébergement et voiture de luxe mis à disposition ...). Présentées souvent comme des bêtes de foire mais toujours avec ce "je ne sais quoi" qui donne l'impression de ne pas y toucher. Pour cela le réalisateur fait appel à un décor sobre, plutôt sombre et le présentateur (Jean-Luc Delarue) utilise ses fiches de manière ouverte devant la caméra et porte un costume rigoureux. Le ton employé est toujours monocorde, très uniforme. La présence de "professionnels" (santé ou autre) apporte une caution scientifique. Bref, tout cela est fait dans le but de donner une dimension de « respectabilité pseudo scientifique » à ce qui n'est finalement qu'un programme voyeuriste dont le but est d'entrer dans la vie privée de ces pauvres gens en montrant leurs difficultés, leurs malheurs ou leurs travers. Ne nous trompons pas! Il s'agit bien d'une émission trash (poubelle) du même type que le loft. Le but est de montrer ces « phénomènes de cirque » comme on montrait autrefois en place publique telle femme à barbe ou tel enfant difforme. Pour ce genre de chose il y a toujours un public ... comme il y a toujours des gens pour regarder les accidents ... curiosité malsaine et morbide ... c'est ainsi. Le spectateur moyen, se sent ainsi rassuré en constatant que finalement, tout bien pesé, son propre cas n'est pas si grave ... magnifique!



Or, le dernier sujet de cette émission portait sur ces personnes dont les manies inavouables provoquent la destruction de leur famille, de leur couple ou de leurs relations. Et, évidemment, dans ces maniaques, les concepteurs de cette émission ont évidemment pensé à notre François Pignon ... maquettiste.

Notre réponse fut claire. Elle se résume en un « allez voir ailleurs si nous y sommes » le tout évidemment emballé dans un message bien acide qui démontrait le côté pitoyable de cette émission.

Nous aurions pu être fier qu'aucun maquettiste ne se propose! Cela eut été la meilleure des solutions et la plus belle des réponses. Malheureusement, comme je l'écrivais dans l' édito de février, il y a de tout parmi les maquettistes ... y compris des cas relevant de la médecine ... et c'est donc un malade atteint de "pignonite"  qui nous représenta dans cette belle et digne émission de la télévision française ...



Evidemment, j'ai dû me farcir cette émission pour me faire mon avis ... ça n'a pas été simple, mais grace à quelques amis j'ai pu avoir accés à la quasi totalité de l'enregistrement. Je vous donne ce que j'en ai retenu. Voici notre François Pignon présenté entre deux fanas du nettoyage, un malheureux malade des jeux, et une personne atteinte de TOC. Alors, plutôt que de nous lancer sur le cas de notre FP, analysons les autres portraits. Le mot a été donné. Il s'agit de personnes malades. Les gens obsédés par le nettoyage sont atteints de ce que l'on appelle une névrose obsessionnelle mise à jour par Otto Fenichel. Le joueur compulsif est tout aussi malade que nos deux premiers cas. Il s'agit également d'une obsession. Le joueur compulsif souffre d'une pathologie progressive qui peut le conduit à la ruine si il finit par jouer de l'argent. Là encore, il s'agit bien d'une maladie psychiatrique, parfaitement identifiée. Enfin , la personne souffrant de TOC (Troubles Obsessionnels Compulsifs) relève également des soins psychiatriques. Cela se soigne plus ou moins bien notamment par le biais de la thérapie cognitive comportementale.

Bref, cette émission a rassemblé des malades (au sens médical du terme, j'insiste et donc parfaitement respectables pour leurs qualités d'être humain) et dont les conséquences de la maladie bouleversent la vie quotidienne. Rien d'autre qu'un bestiaire de maladies psychiatriques dont on a fait un « show ». MAGNIFIQUE! Bravo pour la conscience professionnelle ... j'espère que les gens qui produisent de telles émissions auront un jour dans leur entourage une personne souffrant de tels maux ... on verra s'ils seront prêt à en faire l'étalage public dans une émission « trash ».

 
L'analyse démontre que nos cobayes relèvent de la médecine psychiatrique. Mais alors ... que faisait notre François Pignon sur ce plateau? Soyons certain qu'il s'est posé la question de ne pas tès bien comprendre ce qu'il faisiat là. La réponse était pourtant simple, mais difficile à accepter car elle nécesitait une introspection, ce dont cette personne n'est pas capable au regard de sa situation.

Et bien oui. Si les autres sont perçus comme des malades, il est lui même perçu comme un malade par les réalisateurs de cette émission. Mais en avait-il conscience? Avait-il conscience qu'il allait, à lui seul, enfermer notre communauté maquettiste (militaire en plus car le bougre fait l'étalage d'une de ses réalisations qui n'intéressera absolument aucun des spectateurs habituels de ce genre d'émission!) dans cet univers des maladies psychiatriques? Après la névrose obsessionnelle, le TOC, voici ... le maquettisme! Et oui, après cette émission, le maquettisme statique est placé au même niveau qu'une maladie psychiatrique ... bel amalgame que voilà! Merci à ce François Pignon pour le mal qu'il vient de nous faire. Oui, merci à lui. Lui dont l'égo (car il s'agit d'un de ces fameux « pro » qui nous donnent des leçons à nous autres maquettistes du dimanche) est si énorme qu'il pensait pouvoir redresser l'image du maquettisme en France à lui tout seul ... Oui, merci à vous cher monsieur pour ce désastre!
Voilà notre bonhomme qui nous explique ses déboires sentimentaux dont la faute unique relève évidemment de l'incompréhension de son entourage pour sa pratique du maquettisme ... (miroir mon beau miroir) ... c'est tellement facile de reporter la faute sur les autres de ses échecs personnels plutôt que d'accepter de regarder la réalité en face!

Voici encore notre François Pignon qui nous explique que pour lui, le maquettisme militaire et historique est un ... attention roulement de tambours ... huitième art! Je n'ose imaginer l'hilarité générale qu'il a dû provoquer et dans son ancien entourage et chez les spectateurs.

Voilà bien une preuve de cet ego de gens qui se sont ratés dans leur vie et qui n'ont comme faire valoir que le maquettisme. Combien de fois ne l'ai-je dit? Et oui, la personne qui nous a été présentée n'est pas un maquettiste. C'est un malade qui souffre d'une maladie psychiatrique mise en évidence par Alfred Adler. Ce phénomène s'appelle le mécanisme de compensation. La personne vise à compenser une déficience (réelle ou non) en s'investissant de manière non raisonnée sur un sujet dont il voudra tirer une reconnaissance vis à vis de son entourage et de la société. Cela peut se traduire par des fantasmes, conduire à la névrose, au délire. En s'imaginant de telles histoires fabuleuses, le malade masque ainsi la médiocrité sociale dont il fait (ou croit faire) preuve dans sa vie quotidienne. Cela conduit à la compétition entres individus ou groupes d'individus ayant le même objectif (définition de Shérif). Ainsi, l'exemple le plus connu de cette maladie comportementale est une petite taille qui peut être le moteur de l'ambition ... et oui ... quand je vous disais que tous les domaines d'activité étaient touchés!
Notre maquettiste était donc, comme les autres personnes présentes à cette émission, un malade souffrant d'une psychopathologie. Cette maladie s'exprime au travers de la pratique du bilboquet (comprenne qui pourra ;-)), du vélo, des dominos, des châteaux de sable, du scoubidou etc.

Pas de chance pour nous! Ce fut par la pratique du maquettisme que l'émission illustra le propos. Pauvres de nous. Nous pouvons compter sur l'esprit « amalgame » des spectateurs pour parvenir à la conclusion suivante: maquettisme = maladie psychiatrique.

Mais pourquoi donc avoir choisi un maquettiste? Et bien parce que la maquette est considérée comme un jouet dans notre pays (ce n'est pas le cas en Allemagne ou en Grande-Bretagne!). Le contraste entre une activité aussi puérile (car elle est perçue ainsi) qu'est le maquettisme et l'importance qui lui est donnée par cet individu avait tout pour séduire nos réalisateurs en manque de raccourcis débilisants.



Non, le maquettisme n'est pas une maladie psychiatrique. Le maquettisme est un hobby. Certes, nous connaissons tous ces « pseudos pros » qui ne vivent que par la maquette, ne pensent que par la maquette, ne rêvent que par la maquette (ne baisent que par la maquette?). Ces gens qui conçoivent le maquettisme comme le huitième art (oui, il existe de très belles choses en maquettisme et particulièrement en figurines, mais c'est pour le moins un art très mineur) veulent placer notre hobby à un niveau qui ne lui correspond évidemment pas. Et pourquoi souhaitent-ils placer si haut ce hobby? Et bien comme ces gens n'existent que par la maquette (phénomène de compensation) plus ils donnent de l'importance au regard des autres à cette activité, plus ils en sortent eux-mêmes grandis. Plus l'activité par laquelle ils compensent leurs déficiences réelles ou supposées est importante et reconnue, plus ils sont eux-mêmes importants et reconnus.

Nous en avons tous rencontré de ces personnes malades. Soit dans les expositions, soit dans les clubs, soit sur les forums Internet. Une partie des auteurs de revues constituant certainement l'un des plus gros vivier de ces malades. Il suffit de voir l'importance qu'ils se donnent. L'importance qu'ils donnent à leurs réalisations. Pour cela rappelons-nous les prix demandés pour certains dioramas vendus sur Ebay ou dans les petites annonces de ces mêmes revues auxquelles ils participent parfois. L'absence d'acheteurs aux prix demandés devraient leurs mettre la puce à l'oreille. Pourquoi personne ne veut de mes réalisations au prix demandé? Pourquoi certains sur Internet ne me reconnaissent pas, bien que je sois auteur dans une revue? Pourquoi pour certains écrire dans une revue de maquettisme ne représente rien alors que pour moi c'est la quête ultime? pourquoi mes premiers prix obtenus en concours ne signifient pas grand chose pour ces gens là? Et de s'enfermer dans un raisonnement faussé du type "Ils sont jaloux, ne peuvent me comprendre, n'atteindront jamais mon niveau. Je suis un être bien trop supérieur et ils ne peuvent accéder à mon niveau de connaissance ou de pratique".



La réponse est pourtant claire, évidente, mais difficile à accepter. Parce que vous êtes malade. Tout simplement. Vous souffrez d'une pathopsychologie. C'est comme ça. Ce n'est pas moi qui le dit, mais les psychiatres.



La maquette n'est pas un art, elle n'est pas un but de la vie, elle n'est pas un moyen de se réaliser dans la vie.

La maquette est une passion, pratiquée à 95% (nous n'échappons pas à la règles de la population générale qui fait que 5% des individus sont atteints par ces maladies courantes mais pas toujours décelées) par des gens équilibrés, ayant un travail, une famille, des enfants, de bonnes relations avec leur entourage. La maquette peut prendre parfaitement place dans cet environnement pour peu qu'elle n'en devienne pas la priorité absolue, le Graal. Cette passion doit rester à sa place. Oui, elle peut devenir envahissante car elle prend de la place au sens physique du terme (attention à l'achat compulsif de boîte qui relève également d'un trouble comportemental les gars ;-)). Mais elle ne doit pas être une priorité. Oui, on peut en faire son métier sans pour autant être malade. Mais sa pratique n'est plus celle d'une passion mais bien d'une activité professionnelle. Elle prend alors une autre dimension car elle devient le moyen de subsistance mais elle ne doit pas devenir le centre de la vie de l'artisan. Cette activité s'arrête le week-end et on s'en repose par la pratique de loisirs radicalement différents. Le tout est une question d'équilibre.



Ici, sur MK, nous concevons depuis le départ la maquette comme un hobby, une détente qui compense le reste de nos activités quotidiennes. C'est une fenêtre qui nous permet, pour un cours moment, de concentrer notre esprit sur autre chose. La maquette est alors source de plaisir. Nous n'en avons rien à faire d'avoir la plus belle maquette ou d'écrire dans une revue ou encore d'avoir le premier prix à tel ou tel concours. Nous n'en avons rien à faire d'avoir la photo de notre maquette en couverture d'un magazine (il paraît que certains vont jusqu'à ce fâcher et claquer la porte quand ils n'obtiennent pas ce genre de chose ... ça en dit long sur leur état de compensation!). Si un jour nous écrivons un article ici ou là, sur Internet voire dans une revue, c'est pour nous faire plaisir et aider les autres. Nos rencontres (l'exposition de maquettes que nous avons organisée à Omaha le prouve) sont l'occasion de rigolades, de détente, d'amusement. La maquette devient accessoire? Et alors! Justement, cela prouve que nous sommes bien dans nos tongues! Nous ne vivons pas par la maquette ni pour la maquette. Nous utilisons la maquette comme un moyen de divertissement (plus sain que les bagarres dans les stades non?). Point.



Oui, notre passion est malheureusement gangrenée par ces personnes atteintes de pathopsychologie. Les comportements décrits par Adler et Shérif nous rappellent le portrait de quelques personnes: situation de médiocrité sociale compensée par un phénomène (dit de « compensation ») qui se traduit par une importance irraisonnée donnée à la maquette et pouvant conduire à l'affabulation, à des fantasmes, à une névrose voire un délire conduisant à la modification des perceptions sensorielles de l'environnement visuel, écrit, auditif. Nous sommes ici souvent victimes des agressions de ce type de personnes. Mais comme leur cas relève de la pathologie, il convient non pas de leur répondre mais de les considérer comme des personnes atteintes sur le plan de la médecine psychiatrique. On ne peut en vouloir à un malade d'être malade. Telle est la règle.



Et oui, grâce à cette émission une fois encore, dans l'opinion publique nous serons comparés à ces gens là. La pratique du maquettisme sera considérée comme la révélation d'une maladie psychiatrique. C'est dommage. A nous de démontrer que le maquettisme est tout autre chose: un plaisir personnel ou partagé qui permet d'établir des relations avec d'autres personnes, de se découvrir des affinités, de se rencontrer et de finalement parler d'autres choses pour enfin devenir des amis. Le maquettisme n'est rien d'autre que ça messieurs les journalistes, il est en tout point comparable à ces amateurs de rugby, de voiture, de parachutisme, de promenade, de photos ... nous ne sommes pas différents. Oui, je vous en veux d'avoir sélectionné (mais c'est là votre métier et son attrait pour le sensationnel) cette personne et d'avoir exploité sa fragilité et sa maladie pour en faire l'achétype du maquettiste. Ce n'est pas ces quelques cas pathologiques que doit retenir le grand public. Nous ne sommes pas de grands enfants, en tout cas pas pire que ceux qui pratiquent d'autres activités de loisir, ne vous en déplaise mesdames et messieurs les journalistes.





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