P-40N WARHAWK 1/48ème

Date : Saturday 30 January 2010 @ 18:38:22 :: Sujet : Les réalisations des lecteurs.




Maquette Hasegawa

Référence JT88

108 pièces

Longueur : 211.5 mm

Envergure : 237 mm


Un peu d’histoire


Le « N » est la dernière version du P-40. Malgré des performances inférieures à celles des chasseurs adverses rencontrés sur différents théatres d’opérations – La Grande Bretagne, l’Australie, la Nouvelle Zélande, le Canada et l’union soviétique en furent équipés -  l’avion fut produit à près de 5200 exemplaires, et utilisé le plus souvent dans des missions  d’appui rapproché.

Il était armé de six mitrailleuses de 12.7 mm, et pouvait emporter une bombe de 227 kg.




La maquette

Les pièces dégagent une impression de finesse et de détails suffisants, voir impressionnants notamment au niveau du cockpit. Une surprise tout de même, les demi fuselages, « tronçonnés » à mi-distance entre le cockpit et la dérive. Nous y reviendrons au moment du montage…

Notons qu’ Hasegawa fournit un pot de peinture acrylique « Lifecolor » de 22ml dans la boîte (brun clair), pour le cas où vous choisiriez la livrée proposée sur le box art.

A ce propos, deux décorations bien différentes sont proposées.

Un avion du 45th FS-15th FG, piloté par le Lt Bruce Campbell en décembre 1943, avec une livrée intégralement brun clair sur l’extrados donc, et bleu ciel sur l’intrados. Seconde option, un avion du 8th FS-49th FG, piloté par le Capt. Robert H. White en novembre 1943, à la livrée vert olive sur l’extrados, et gris neutre sur l’intrados. J’ai opté pour cette dernière, trouvant le P-40 trop fade dans sa livrée brun clair.


Le montage


Comme à chaque fois lorsqu’il s’agit d’avion, on commence par le cockpit.

Celui-ci est vraiment très beau, il faut juste rajouter les harnais (En découpant de fines bandes dans du papier aluminium de barquette alimentaire, ça marche très bien) Les boucles sont constituées de fil de cuivre fin mis en forme autour de gabarits carrés Evergreen. Ces harnais sont collés à la cyano.

Pour la peinture de la baignoire, du vert intérieur Humbrol n°78 est utilisé, ainsi que sur les parois internes des demi fuselages.

 Le tableau de bord, noir, est simplement brossé avec un mélange de gris clair, les aiguilles des cadrans brossées en blanc satiné avec du pinceau très fin. Enfin, une goutte de vernis brillant est déposée dans chaque cadran pour reproduire le verre.

Le cockpit peint, j’assemble les éléments  plancher+siège - cloisons - tableau de bord. Tout s’emboîte sans colle dans un premier temps. Celle-ci est appliquée en second lieu, délicatement avec une pique à bois, sur les faces externes des cloisons, au niveau des tenons (N’utilisez pas de colle trop liquide, elle risquerait de s’infiltrer à l’intérieur de votre habitacle et de détériorer votre peinture).






Tout ceci va s’insèrer dans le fuselage, lequel, rappelons-le, est constitué de deux côtés droit et gauche eux-mêmes coupés en deux parties avant/arrière.





La notice indique de coller les deux parties avant (Pièces A16+A17), puis les deux parties arrières (F6+F7) puis de réunir l’avant et l’arrière du fuselage ainsi constitués. Or, à la jonction, plusieures lignes de structure ne coïncident plus entre elles.

En collant d’abord les pièces A16+F6 et les pièces A17+F7 j’obtiens un raccord moins « handicapant », puisqu’une seule ligne de structure doit être réajustée, en la regravant sur 1cm environ. Merci à la documentation pour l’astuce !

Le reste de la maquette s’assemble sans problèmes.

L’avion est représenté avec ses volets d’intrados sustentateurs  baissés.

Ceux-ci proviennent du set de détaillage « Part » - Référence S48-139 – une option de qualité mais au montage assez ardu, la faute à une notice peu claire.

Si vous aussi vous voulez utiliser ce set, munissez-vous d’une bonne documentation (internet vous sera suffisant) et d’une plieuse à photodécoupe. En effet, les pliages demandés sont très précis, et difficilement réalisables à mon avis sans cet ustencile. Prévoyez environ 4 heures de travail rien que pour les volets, sachant que le résultat sera très sympa et habillera énormément votre intrados.




Dernier ajout de détails, les jambes du train principal sont équipées de leurs durits de freins (Fil de cuivre collé à la cyano).






La peinture

N’aimant pas trop les avions « usés », j’ai essentiellement joué sur les nuances pour ma patine, plutôt que sur le vieillissement. Seules les zones de marche au niveau des raccords karmann sont légèrement écaillées, laissant apparaître une sous couche aluminium, ici du n°11 Humbrol, appliqué d’ailleurs avant toute autre teinte. Des petits points de maskol sont déposés aux endroits où l’alu devait ressortir.






L’alu une fois sec, je vaporise en guise d’aprêt du gris clair Humbrol n°147, puis préombre les lignes de structure avec du brun Humbrol n°186 (Encore merci à l’ami Jarod pour m’avoir autorisé à lui emprunter cette technique, qu’il a utilisée avec brio sur son Sherman, voir article sur ce même site).









Une fois ma peinture bien sèche, j’applique une première couche de vert olive sale Tamiya XF74, et reprends le centre des panneaux de structure avec cette fois-ci du vert olive sale Humbrol n°155, éclairci de jaune et de blanc matt. Du gris matt n°147 humbrol mélangé à 30% de gris moyen n° 140 humbrol seront réalistes pour l'intrados. Les volets reçoivent  une couche de jaune zinchromate n°81 humbrol.






le tout est recouvert de vernis brillant acrylique Aircraft Colors.




Respectez bien les temps de séchage entre ces différentes étapes de peinture (24 heures font l’affaire).

Je nuance ensuite le vert olive sale avec un mélange de vert olive sale et de « buff » Tamiya, et la queue reçoit sa couche de blanc. Le mélange ayant servi à la peinture de l’intrados à nouveau réalisé, éclairci de blanc, puis vaporisé sur le centre des panneaux de l’intrados.









Après la pose les décalcomanies entre deux couches de vernis brillant, je reprend à l’aérographe les lignes de structure avec l’olive sale Tamiya de départ, puis applique deux filtres avec des teintes Humbrol diluées à l’essence F :

-          L’olive sale mélangé à 50% de n°84 « Pierre moyen »

-          L’olive sale mélangé à 20% de n°117 « vert clair US »

Une fontine (Voir technique sur le présent site) est réalisée avec de la peinture à l’huile (terre d’ombre brûlée) au niveau du capot moteur et des trappes d’extrados d’accès aux mitrailleuses.






Ensuite, je passe plusieurs voiles de vert olive sale Humbrol dilué à 70 % de White Spirit sur tout l’extrados, pour « fondre » l’ensemble.

Les décalcomanies présentant un fort silvering, deux couches de vernis acrylique matt « Pébéo » dilué à 50% d’eau distillée sont appliquées, vernis excellent car ne ternissant pas votre travail de nuances et n’ayant aucun effet blanchissant une fois sec.

Enfin, on met en place les sous ensembles (Roues ; bidon de carburant ; parties mobiles des volets ; pipes d’échappements peintes en marron foncé, et lustrées avec de la poudre de mine à rayon ; hélice) puis on simule les différentes traces de fumée des échappements et des mitrailleuses avec des pastels secs appliqués au pinceau fin. Le fil d’antenne dorsale est réalisé en plastique étiré.






Une bonne matinée de soleil, on en profite pour « immortaliser » la maquette finie !










Bilan


Une maquette dans l’ensemble facile à monter - si l’on contourne le petit « piège » des demi-fuselages – et qui au final restitue bien l’élégante silhouette du P-40N.

 L’essentiel du travail (En exceptant l’étape des volets en photodécoupe qui sont à eux seuls une petite maquette optionnelle) a résidé dans la peinture qui constituait un exercice de nuances très intéressant.




A bientôt !










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